Avec l’amour de tonton et de mamama

Mon frère, futur tonton impatient, m’a offert à Noël « mon kit couture de naissance » de Marie-Eve Dollat. Il s’agit d’un mini-livre de couture comprenant 4 patrons pour bébé de la taille naissance à 1 an : un pyjama, un bonnet, une gigoteuse et une brassière (qui est en fait tout simplement la partie haute du pyjama). Je me devais donc de coudre au moins une de ces pièces pour Njüt avant son arrivée !

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Oui mais seulement voilà… Je n’avais pas envie de passer du temps sur un pyjama qui ne serait porté qu’à la maison, le bonnet servirait assez peu vu que le printemps arrive déjà à Rome, j’avais déjà cousu une gigoteuse, la brassière ne m’emballait pas plus que ça… Par contre j’adore les petites combinaisons en jersey, qui me paraissent parfaites à la belle saison pour que bébé soit à l’aise toute la journée sans être pour autant en pyjama. Et pour cause : une combinaison n’est jamais qu’un pyjama sans les pieds ^^

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Donc j’ai décalqué le pyjama en taille 3 mois mais sans les pieds. Ouah, mais quelle customisation de folie !

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Il fallait évidemment un tissu à la hauteur de l’amour du tonton. Du coup j’ai coupé dans ce qu’il me restait d’un jersey de coton bio vert amande à rayures blanches (acheté au printemps dernier chez Lil Weasel, je l’avais déjà utilisé pour me coudre un tee-shirt plantain que je n’ai jamais blogué). Une tuerie de douceur, avec une couleur à tomber. Pas de difficulté particulière concernant la couture, en suivant les instructions calmement tout se passe bien. Les arrondis de mes deux devants ne se chevauchent pas parfaitement, mais je suppose que j’ai dû déformer mes pièces soit dès la découpe, soit en les bordant de biais. Pour remédier à ce problème qui créait un gros décalage au niveau de l’encolure, j’ai simplement ajouté une pression invisible à l’encolure. Bref, rien de dramatique pour un projet que je compte garder égoïstement pour moi mais si je couds un jour ce modèle pour l’offrir il faudra que je sois plus soigneuse.

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Pour réveiller un peu ce tissu à la couleur tendre, j’ai utilisé un transfert moustache que la future mamama (grand-mère en alsacien, un titre auquel tient particulièrement ma mère, d’autant plus que mes propres grands-parents ont préféré être appelés par la version française) m’a ramené du salon Création & Savoir-Faire et des pressions en résine noires. C’est justement au moment de poser ces dernières que tout est parti en vrille… La première paire de pression tout juste posée, je me suis rendue compte que je risquais de très vite déchirer le jersey en ouvrant la combinaison. Du coup j’ai donné dans le cache-misère de dernière minute : j’ai ajouté des petits ronds de jersey supplémentaires en posant chacune des pressions suivantes (ma phrase n’est pas très claire, désolée, mais regardez la photo d’en-dessous et vous comprendrez ce que je voulais dire). C’est moche à l’intérieur, mais indécelable de l’extérieur ^^. Donc encore une fois, heureusement que ce projet était destiné à ma pomme et pas à un cadeau.

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Je trouve le résultat final bien mignon et, malgré ses gros défauts, j’en suis tout de même bien contente. La petite voix au fond de moi me susurre « de toutes façons, elle ne va pas servir bien longtemps la combinaison alors bon, tu y as passé bien assez de temps comme ça ». Certes petite voix, certes. Mais le plaisir est au moins autant dans la couture et l’anticipation du jour où je pourrai enfiler mon oeuvre sur mon autre oeuvre, non ? Et c’est bien pour ça que j’ai encore plein de petites choses à vous montrer dans les prochains jours ^^

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PS : si je disparais du jour au lendemain ne vous inquiétez pas, le terme est dans… Une semaine. HaaaaaaAAAAAaaaaaaa !!!!!!! Tout est prêt à la maison mais haaaaaaAAAAAAaaaaaa quand même !

Princesse un jour, princesse toujours !

Nous avons déjà parlé de mettre le futur marmot à l’abri du froid (et on y reviendra, je ne vous ai pas encore tout montré) mais il n’est pas le seul à avoir besoin d’une nouvelle garde-robe ! Sa future maman a besoin de fringues dans lesquelles elle puisse caser son bidon et sa maman aura besoin de tenues allaitement-compatibles, c’est-à-dire permettant un accès facile et rapide au sein si possible sans avoir à exposer l’entièreté de son anatomie (oui, je parle de moi à la troisième personne, César a dû déteindre sur moi, c’est ça de vivre à Rome…).

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En ce qui concerne le premier critère, le casage de ventre, l’aubépine de Deer&Doe s’est avérée parfaite. Et ça tombe bien, parce que j’en ai déjà trois dans mon armoire (que vous pouvez voir ici et ) ! Mais il y a un mais… Le ventre n’est pas le seul à prendre de l’ampleur pendant la grossesse, loin de là, en tout cas chez moi ! Résultat des courses : je me sens trop à l’étroit pour être à l’aise dans le corsage de mes aubépines. Si on ajoute à cela la future montée de lait, aucune chance de les remettre avant la fin de l’allaitement ! Conclusion : il me fallait une nouvelle aubépine.

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Pour que l’aubépine m’aille, rien de bien sorcier : il suffisait de la coudre une taille au-dessus. Oui, je sais, j’aurais pu/dû faire un FBA (Full Bust Adjustement) mais je n’en ai pas la capacité neuronale en ce moment… Donc une taille au-dessus, et puis basta, avec le lien pour resserrer à volonté sous la poitrine ça passe très bien. Sauf que je voulais aussi la rendre allaitement-compatible, histoire de ne pas la porter seulement pendant les 2 mois de grossesse qu’il me restait. J’ai donc modifié le corsage pour y placer un plastron boutonné.

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Concrètement, j’ai pris la pièce corsage devant sans les plis religieuses, dessiné dessus l’endroit où je voulais que mes pièces « plastron » et « corsage devant côté » se chevauchent, puis j’ai recopié ces deux pièces séparément (sans oublier les marges de couture !). Du coup l’ordre de montage a aussi été un peu chamboulé : j’ai d’abord cousu un corsage dos + côté doublé (doublure et tissu extérieur non assemblés en bas et aux emmanchures) et un plastron doublé (doublure et tissu extérieur non assemblés en bas), que j’ai maintenu ensembles par quelques points au niveau du chevauchement dans la marge de couture. J’ai ensuite assemblé les jupes (tissu extérieur et doublure) et les manches au corsage ainsi obtenu.

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Le tissu que j’ai choisi m’est très précieux. Ma mère m’a donné ce coupon quand j’ai commencé la couture, il y a 6 ou 7 ans maintenant, mais elle l’avait elle-même acheté il y a un peu plus de 20 ans ! Ce tissu est celui dans lequel elle m’a à l’époque cousu ma robe de princesse Vous les voyez les paillettes dans mes yeux ? Les personnes qui ont calculé le métrage de tissu nécessaire étaient visiblement des amateurs, car dans les « restes » j’ai déjà pu coudre plusieurs petites choses à droite à gauche en plus de mon aubépine, et il y en a encore ! Ce tissu est une cotonnade ultra douce et fluide avec un touché à tomber, fond beige imprimé de grosses fleurs bleues/violettes et de feuillages. Du coup, pour la doublure j’ai utilisé un voile de coton rose lui aussi ultra doux que j’avais en stock (sauf pour le plastron, doublé dans le tissu à fleurs pour que ce soit joli quand je l’ouvre). Résultat des courses : cette robe est un vrai doudou, j’adore m’y glisser !

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Comme je craignais de tout gâcher au dernier moment en cousant des boutonnières, j’ai opté pour des pressions Kam. Par chance, j’en avais d’un violet pile poil assorti aux fleurs ! Pour le serrage sous la poitrine, un ruban en satin vert foncé lui aussi tiré du stock et roule ma poule !

Au début, j’avais un peu peur que l’imprimé de mon tissu combiné au patron aubépine ne fasse très chemise de nuit… Mais finalement non ! Ou alors les hormones faussent mon jugement ? Quoiqu’il en soit, j’adore cette robe. Elle est ultra agréable à porter (en fin de grossesse, quand même les jeans de grossesse deviennent inconfortables, c’est tellement bon de savoir qu’on peut compter sur sa petite robe) , ses couleurs me vont parfaitement au teint et de toutes façons voir ce tissu me fait sourire à tous les coups. Et parce qu’une jupe/robe de princesse DOIT tourner, je vous laisse sur une pirouette (la dernière avant un moment, parce qu’avec l’inertie ventrale ça devient périlleux ^^).

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On parle de quoi la prochaine fois ? Tricot enfant, tricot adulte, couture adulte, couture enfant ? J’ai de tout en stock ^^

PS : mes articles ne s’affichent plus sur hellocoton… J’ai contacté hellocoton qui me dit que mon flux rss est en rade mais pourtant il fonctionne très bien avec d’autres agrégateurs de flux, comme feedly par exemple. Bref, j’essaye de trouver d’où vient le problème mais pour le moment je tourne en rond, désolée.

Mise à l’amande

Note : merci de me pardonner pour le jeu de mot pourri. C’est la faute de mon père, ce sont ses gènes qui s’expriment ici.

Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai tout de suite pensé tricot et couture pour le bébé à venir ! Mais quand on lit les statistiques de fausse couche au cours des trois premiers mois, on se dit qu’il vaut mieux attendre un peu, être raisonnable, ne pas se précipiter, garder la tête froide… A plus forte raison quand on est en train de boucler sa thèse et qu’on a donc franchement autre chose à faire que se perdre dans les modèles de layette ! Mais j’avais ce besoin viscéral de commencer à « faire quelque chose » pour Njüt, comme s’il ne pouvait pas exister réellement tant qu’il n’aurait pas fait son entrée dans mon principal loisir.

Alors je suis allée faire un tour dans la boutique phildar qui était toute proche de mon boulot, en catimini, pendant ma pause déjeuner. J’ai rêvassé devant les catalogues et les pelotes, pour choisir ZE projet qui allait transformer cette marque sur le test de grossesse, cette idée abstraite d’un bébé générique, en mon Njüt à moi, bien réel.

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J’ai craqué sur la brassière n°3 du mini-catalogue phildar n°579 (collection layette printemps-été 2014). Comme je ne me sentais pas d’humeur spécialement aventureuse, j’ai choisi de rester sur la laine préconisée, la partner baby. Niveau couleur, je voulais du neutre : non seulement je ne savais pas encore si Njüt serait un garçon ou une fille, mais en prime le jour où il y aura un second (un jour, pas là maintenant tout de suite mais un jour) je veux pouvoir lui mettre aussi ce que j’aurai tricoté de mes blanches mains (surtout qu’avec un premier à gérer, il y aura probablement moins de temps pour faire de la layette pendant la deuxième grossesse, me trompe-je ?). Je me suis donc décidée pour un vert amande à tomber, mais qui visiblement n’est plus vendu !

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Niveau réalisation, pas de difficulté particulière : pour peu que l’on parle le phildar, il suffit d’obéir bêtement ! Du jersey, du point de riz, rien de bien sorcier. Au vu des gabarits que Cherzétendre et moi-même avions à notre venue au monde, j’ai zappé la taille naissance et tricoté direct du trois mois ! Il paraîtrait que je ne suis moi-même jamais rentrée dans une taille naissance ^^. Seule petite modification : j’ai zappé la fermeture/ceinture à enrouler autour de la taille, qui me paraissait peu pratique, et je l’ai remplacée par des liens à nouer.

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Une fois que j’ai eu fini ce gilet, je trouvais trop bête de m’arrêter en si bon chemin alors que j’avais encore de la laine. Bon, d’accord, j’avoue, en fait j’avais dès le départ acheté plus de laine que préconisé pour pouvoir tricoter les chaussons et le bonnet assortis ^^

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Les chaussons sont tirés du livre Tricots pour mon bébé. Ce livre est une petite tuerie ! Je ne vais pas détailler cela maintenant parce qu’on en reparle très vite dans un prochain article, mais je peux d’ors et déjà vous dire que c’est mon préféré dans le domaine. Il s’agit des chaussons de la page 87 en taille trois mois, dont j’ai simplement remplacé la dentelle (qui ne me bottait pas plus que ça) par du jersey tout simple. La construction de ces chaussons est très ingénieuse : ils se tricotent « à plat », sans avoir à relever de mailles mais seulement à tricoter ensemble des mailles « de travail » avec des mailles qui avaient été laissées en attente un peu plus tôt, puis se ferment par une unique couture qui court sur le dessous et l’arrière du pied. Très rapide à tricoter donc, et sans prise de tête ! Avec la section de côtes au niveau de la cheville, j’espère qu’ils tiendront bien aux pieds.

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Le patron du bonnet tout simple vient du site PurlBee, je l’ai trouvé par l’intermédiaire de ravelry. Attention, grosse innovation fantaisiste de la mort qui tue : j’ai tricoté quelques centimètres d’I-cord en fin de bonnet pour en faire un petit nœud ! Aucune difficulté ici, il suffit de savoir tricoter en rond. Avant je faisais toujours ça avec des aiguilles double-pointes, mais ça c’était avant (désolée, pas pu m’en empêcher) que Lili the Banyan Tree ne me donne l’astuce ultime pour tricoter en magic loop : quand on fait coulisser l’aiguille de travail d’une moitié des mailles à l’autre, pour éviter de se retrouver avec des mailles distendues à cet endroit il suffit de tirer sur le fil avec lequel on tricote jusqu’à ce que les 2 dernières mailles soient serrées sur le câble. Deux mailles, ni une ni trois. Ça marche à tous les coups, c’est imparable !

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Voilà donc le premier petit ensemble tricoté avec amour pour notre petit Njüt (désolée mais les hormones ça me rend cucul la praline, c’est plus fort que moi). J’ai commencé tout ça dans la clandestinité du début de grossesse et thésarde; j’ai rentré les derniers fils future maman ouvertement déclarée et docteur. Au fait, je l’avais dit sur instagram mais pas ici : Njüt est un petit garçon !

Jupe émeraude

J’ai beaucoup cousu ces derniers temps, sans arriver à rien photographier. Tout simplement parce que, dans cette période durant laquelle je DOIS beaucoup travailler, la couture est un loisir « justifié » car « productif » . Du coup c’est une activité qui me détend sans que j’aie mauvaise conscience de ne pas être en train d’avancer ma thèse, puisque je suis en train de produire de quoi m’habiller. Le bon côté, c’est que ça maintient le moral (et plus globalement le cerveau) à flot (et fait baisser les stocks de tissu). Le mauvais, c’est que cela n’arrive pas jusqu’au blog et au partage avec vous.

Du coup, tant pis pour les jolies photos que je n’ai pas l’énergie de faire  ! On laisse tomber ! Maintenant Cherzétendre me prendra en photo le matin avant que je parte au labo au fur et à mesure que je porterai mes cousettes, sinon on ne va pas s’en sortir (ce qui en prime vous donnera l’occasion de voir ma tête à 7h du mat’ et ma super coiffure-qui-est-présentable-et-que-si-je-la-fais-sur-cheveux-mouillés-le-matin-et-la-défais-vers-midi-alors-ils-sèchent-joliment, voir photos ci-dessous).

On commence doucement aujourd’hui avec une cousette über-facile : la maxi jupe verte émeraude ! Au cours de mes pérégrinations pinterest, je suis tombée sur pas mal de ces jupes qui m’ont fait craquer :

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Coup de bol, j’avais en stock un coupon de 3m de double voile de coton vert (les photos ne rendent pas du tout justice à sa couleur). Du coup j’y suis allée, sans me prendre la tête, armée d’un mètre et d’une calculatrice. J’ai tout simplement découpé deux quarts de cercle et ajouté deux poches italiennes dessinées à l’œil, ainsi qu’un ceinture tout fine (comme ça c’est un rectangle, pas besoin de me prendre la tête à faire une ceinture arrondie).

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Comme on peut le voir, je n’avais plus de fermeture éclair invisible donc j’en ai posé une visible, entourée de surpiqures. Ceci dit, comme elle est très courte et que je porte la jupe au niveau de ma vraie taille ou presque, la fermeture dépasse à peine de sous le tee-shirt (nouvelle collection automne-hiver de chez Et*m, je l’adore ^^) donc on s’en fiche !

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En bas, j’ai simplement fait une surpiqure et un ourlet fin, plié une seule fois, de 5mm. On notera que, comme j’ai eu la flemme d’utiliser mon arrondisseur de jupe et ai simplement cousu l’ourlet en suivant l’arrondi que j’avais découpé, la jupe est un peu courte sur l’arrière (à défaut d’avoir la peau qui va avec, j’ai le popotin africain ^^). Mais bon, elle est tellement fluide que ce n’est pas choquant quand je la porte et bouge avec.

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Au final, si ce n’est de loin pas le chef d’œuvre de l’année, c’est tout de même une chouette cousette que je porte beaucoup ! Je vais profiter du beau temps qui devrait rester sur Paris pendant encore 4 jours pour vous montrer mes autres coutures d’été.

Au fait, avez-vous vu l’annonce publiée il y a quelques jours sur la page facebook de Deer & Doe ? Un nouveau patron, Aubépine, va sortir mi-Septembre ! Maintenant je peux bien vous le dire, j’ai encore joué les testeuses, veinarde que je suis. Et comme j’ai particulièrement aimé ce patron, j’en ai déjà cousu deux versions. Posts à venir mi-Septembre donc, en espérant que d’ici là j’aurai assez de motivation pour prendre de jolies photos !

       

Robe Mitsy

Je ne vais pas vous refaire le même topo au début de tous mes billets (fin de thèse, tout ça tout ça)… Disons une bonne fois pour toutes que je serai très irrégulière jusqu’en décembre (au moins).  Voilà voilà….

Le pire, c’est que j’ai des choses à vous montrer ! En effet, pendant les nombreuses semaines de temps pourri que Paris a dû affronter, j’ai craqué… Envie de tenues légères, de tissus à petites fleurs… J’ai fait une grosse commande chez Cousette, j’ai acheté des patrons qui me faisaient de l’œil et j’ai d’ors et déjà cousu deux robes, une jupe et un tee-shirt, auxquels il faut ajouter une troisième robe qui n’attend que son ourlet ! Maintenant qu’il fait enfin beau, je vais pouvoir photographier tout ça au fur et à mesure et ce blog va enfin reprendre un peu vie.

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Par contre, aujourd’hui, les photos ne sont pas de moi (et ça se voit ^^). Elles sont de Nessie, qui a très gentiment improvisé une séance photo lors de notre dernière rencontre des rédactrices (vivant en France) de Thread & Needles (PS1 : si vous ne connaissez pas encore, allez voir parce que ce site est trop bien) (PS2 : encore merci pour ce week-end les filles, ce fut une véritable bouffée d’oxygène).

Quand j’ai lu la revue de presse de Saki sur le Tendances Couture n°9, je suis tombée follement amoureuse de la robe n°34 : de petites fronces pour faire de la place à la poitrine, une ceinture ajustée juste en-dessous, d’adorables petites cap sleeves, une silhouette ayant l’air flatteuse. Que demande le peuple ? J’ai couru chez mon buraliste et, après analyse sérieuse du tableau des tailles, j’ai décidé de couper une taille 40.

TCn9Photos piquées chez Saki

Comme j’étais en gros besoin d’auto-remontage de moral (la fin de la thèse, tout ça tout ça *bis*), je me suis décidée à acheter un tissu sur lequel j’ai craqué dès qu’il est sorti (c’est-à-dire il y a des dizaines de mois) mais que je n’avais jamais osé acheter (parce qu’après il faut oser couper dedans) : le liberty Mitsy vert, de mignonnes petites fleurs beiges stylisées posées sur un fond dans des tons de vert pomme et de bleu-vert. Le genre de tissu qui hurle « printeeeeeeeeemmmmmmmps !!!!!!!!!! » et « soleeeeeeeeeeeeeiiiiiiiiiiiiil !!!! », bien plus coloré et vif de ce que je porte d’habitude et probablement le seul de ma garde-robe qui comporte un peu de jaune, mais je l’aime d’amour ^^

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Niveau réalisation il n’y a eu aucun souci, les consignes de montage de Tendances Couture étant bien plus claires que celles de Burda, d’autant plus que la construction de cette robe était ultra-classique. Pour ce qui est de l’ajustement, je n’ai eu qu’une seule mauvaise surprise : le haut du dos de la robe baillait énormément ! C’est un souci que j’ai déjà eu avec les patrons Vogue, il semblerait que j’ai un petit dos. Du coup j’ai décousu la fermeture éclair, coupé deux demis-triangles de tissu du haut du dos à la ceinture, puis recousu ma fermeture éclair. A cause de ça le décolleté est déformé et baille très légèrement (l’entoilage de la parementure aide à maintenir le tout en place), mais franchement à ce niveau-là c’est du pinaillage.

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Après cette légère modification, je suis ravie. La robe est pile poil à ma taille, confortable (raaaah, le liberty !), les finitions ont été soignées, la ceinture entoilée permet à la robe de se tenir et de faire relativement propre même quand la robe est toute froissée (comme sur les photos, prises en milieu d’après-midi après une virée chez Stop Tissu), ça tombe bien dans le creux du dos et dès que je la mets je souris ! Et finalement, c’est ça le plus important pour une petite robe 😉

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Bref, si vous hésitiez à coudre cette robe, arrêtez de tergiverser et lancez-vous, elle est top !

Robe Réglisse

Aujourd’hui, deuxième patron de la nouvelle collection Deer & Doe : la robe Réglisse.

 

Honnêtement, quand Nessie m’a envoyé le patron avec des indications de montage et un dessin technique, je n’y ai pas cru… Un élastique à la taille ? Franchement ? T’es sûre ? Tu peux m’envoyer une photo de ta toile que je voies à quoi ça ressemble en vrai ? Bon ben, d’accord, je vais la coudre mais je ne suis pas sûre du résultat là….

 

Petit apparté avant de rentrer dans le vif du sujet : ces photos ont été prises en Alsace, avec le soleil bas en plein dans les yeux, par une température inférieure à 5°C et par un photographe portant des lunettes ne correspondant plus à sa correction ! Du coup j’ai mis plein de photos dans ce post, parce que j’ai VRAIMENT souffert pour les obtenir.

 

J’ai coupé dans un coupon de coton vert tendre à petites fleurettes écrues (from Sacrés Coupons of course), en taille 40 (indiquée par le tableau des tailles pour ma poitrine et ma taille mais pas pour mes hanches, mais ça c’est une autre histoire ^^). La réalisation a roulé sans souci. J’ai particulièrement aimé l’astuce des manches « pliées en deux » qui fait une finition parfaite sur les bords des mancherons. Je n’ai fait aucun essayage en cours de route (c’est le jeu quand on teste des patrons : on le fait bêtement, sans réfléchir ni ajuster quoi que ce soit, pour voir si ça marche) et je suis restée dubitative tout le long de la couture; je n’arrivais pas à m’imaginer dans la robe que j’avais sous le pied de biche.

 

Toujours pas franchement convaincue, j’ai fini par enfiler la robe. Et là… Miracle ! Je l’aime, elle me va, elle tourne, elle est confortable, elle ne boudine pas ! De façon plus mesurée, j’aime beaucoup la forme de la jupe et du décolleté (pile la bonne profondeur pour moi). En plus de ça, c’est la première fois que je couds (et porte) un col lavallière et le rendu me plait beaucoup. L’association taille élastiquée et col lavallière est vraiment sympa, je trouve que c’est un super compromis confort/classe.

 

Je porte déjà énormément cette robe, avec des collants et un gilet vert ou noir, en espérant appeler le printemps ! Je suis déjà en train de penser à la prochaine version (j’assiste à 3 mariages cet été, il y en aura au moins un en Réglisse) : mousseline bleue marine avec col et/ou croquet (à l’ourlet) blanc (dans le style vacances balnéaires), ou mélange coton/soie prune ? A vous de voter !

Gilet Nori

Ce blog vient de vivre une petite traversée du désert… Entre le boulot (haaaaa, la troisième année de thèse…) et les coutures que je n’avais pas le droit de vous montrer… Mais ça y est, la nouvelle collection de patrons Deer & Doe est sortie, je vais donc enfin pouvoir vous en causer ! Hé voui, non contente d’avoir joué les testeuses pour la 1ère collection, j’ai récidivé pour la 2ième (et je croise les doigts pour qu’Eléonore n’en ait pas marre de moi pour la 3ième ^^).

Mais ça, ce sera pour plus tard (le temps de prendre des photos qui rendent justice aux patrons). Aujourd’hui je vous montre le résultat d’un défi personnel : mon tout premier gilet !

En feuilletant le catalogue femme homme n°70 de Phildar, j’ai complètement craqué sur le gilet n°27 : ajusté, quelques côtes sympathiques, un petit point ajouré mignon et une grande encolure ronde dégagée comme je les aime. Parfait sur une petite robe ou un débardeur ! Au niveau du fil, j’ai joué la sécurité et acheté celui pour lequel le modèle était prévu : le fil Phil Etik, en coton bio. J’ai pris le coloris algue, qui visiblement n’existe plus : c’est un gris avec une pointe de vert. C’est l’horreur à assortir, ça ne av quasiment qu’avec le noir et le blanc, mais je trouve que ça me va bien au teint ^^ (et puis j’ai du noir et du blanc dans mon armoire de toutes façons).

  

Hou, la tête du lundi matin !

Je n’ai pas eu de soucis particuliers, ni pendant le tricot (si ce n’est qu’il me reste 2 pelotes entières de fil o.O), ni pendant le montage. J’ai simplement utilisé des aiguilles 3,25 et 3,75 au lieu d’aiguilles 3 et 3,5 pour avoir le bon échantillon. Le seul échec est survenu tout à la fin : je n’ai pas réussi à faire les boutonnières aussi grandes qu’il aurait fallu (elle se font en tirant sur une maille de la bande de boutonnage et je n’ai pas osé y aller trop fort), du coup j’ai simplement utilisé des boutons plus petits, ni vu ni connu.

Par contre, je crois que j’ai un peu raté mon blocage : toutes les pièces sont un chouïa trop larges et pas assez longues… Du coup je ne suis pas sûre que le rendu soit franchement flatteur tel quel (alors que j’ai déjà fait un deuxième blocage pour essayer de rattraper le coup avant de faire ces photos)… J’espère que le rendu sera un peu plus sympa sur une robette d’été… Dommage parce qu’à côté de ça j’aime toujours autant le style et la couleur ! Vous voyez une solution pour corriger ça ? Ou c’est moi qui divague ?

A venir dès que les photos seront faites : mes tests des nouveaux patrons Deer & Doe et une couture pour homme (si si, j’ai osé !).

Malicia’s coat

Attention mesdames et messieurs, préparez-vous à un pavé aujourd’hui ! Parce que mon nouveau manteau d’hiver, j’ai plein de choses à en dire ! Si je vous fait la version courte, ça donne : Sacrés Coupons, vert sublime, Deer&Doe, Brin de Cousette, tapisserie, Ciss, pavot, X-men. Ça mérite quelques explications, non  ?

Tout a commencé par une visite chez Sacrés Coupons (comme d’habitude, quoi ^^). En passant devant les lainages, mon œil a été accroché par un coupon à la fois tentant et désespérant : il était 100% laine et très doux, d’un sublime vert amande grisé, mais avec des carreaux blancs cassés gigantesques (motif plaid de grand-mère, façon pseudo-tartan, vous voyez le genre ?). Bref, le dilemme. Quand, soudain, une intuition me vint : le verso ! Fébrile, je déplie le coupon et BANCO : le verso est uni, entièrement vert !

Ni une ni deux, j’embarque (en autres ^^) ce coupon et je cours à la fête de lancement de Deer&Doe chez Brin de cousette. Non seulement l’ambiance était hyper sympa (les filles n’arrêtaient pas de s’accoster les unes les autres avec un « hé, mais.. Je reconnais ta tête ! C’est toi le blog trucmuche ! », ça papotait sec dans tous les coins, génial je vous dis !), mais en plus de ça les étagères de tissu de la boutique sont garnies avec goût. J’ai craqué sur une cotonnade au fond du même vert d’eau que mon lainage, avec des motifs floraux bruns foncés. J’en étais vraiment amoureuse, mais j’avais peur du potentiel tapisserie de ce motif pour une robe. C’est Ciss qui m’a donné la solution : l’utiliser en doublure d’un manteau !

J’en achète donc 3m et commence à rêver à mon manteau, que j’ai finalement pu réaliser pendant que j’étais malade et que je me terrais au chaud chez moi pour cracher mes poumons tranquillement. J’ai utilisé le patron Pavot de Deer&Doe, avec quelques modifications :
– ajout d’une doublure (j’ai utilisé la fameuse cotonnade pour le corps, mais une acétate marron pour les manches, toujours sur les conseils de Ciss, pour l’enfiler facilement)
– jupe rallongée de 20 bons centimètres et élargie
– taille remontée de 3cm suite au premier essayage, le tombé de la jupe élargie est en effet bien plus joli avec la taille un peu plus haute
– ajout d’une capuche (j’ai utilisé la capuche de ce patron gratuit en redessinant la forme de l’encolure de la capuche à partir de la forme intérieure du col originel de pavot)
– ourlet légèrement plus court devant que derrière
– utilisation de la taille 42 au lieu de la taille 40 préconisée par le tableau des tailles (permet de prendre en compte l’épaisseur du lainage mais aussi de porter un pull sans souci)
– fermeture par 7 boutons pression cousus de façon invisible, et ajout de 4 vieux boutons en métal de mon stock pour habiller un peu l’avant du manteau
– pleeeeeeeeeeiiiiiiiiiiinnnnnnn de surpiqûres ! Youhou !

Au final, ce sont des modifications basiques. Là où j’en ai le plus bavé, c’est pour dessiner la doublure. D’ailleurs je me suis plantée sur une pièce du buste, la doublure est légèrement plus serrée que le lainage, alors que cela devrait être l’inverse. Au final ce n’est pas dérangeant pour le moment, si jamais ça le devient je rajouterai des pièces intermédiaires dans la doublure du buste. La vraie grosse bourde, c’est que j’ai totalement oublié d’entoiler les bandes de boutonnage ! Et je m’en suis bien sûre rendue compte après l’avoir fini… Tant pis, j’espère que ça va le faire ! Au pire, je pense que je coudrai à la main des rubans entoilés le long de l’intérieur des bandes de boutonnage si ça devient critique. C’est bête, parce qu’à côté de ça j’avais vachement bien soigné toutes mes finitions…

Mis à part ces deux soucis, j’adore ce manteau ! Il est bien chaud, l’encolure près du cou ne laisse pas passer les courants d’air et la capuche est génialissime sous le crachin.

Et pourquoi Malicia ? Parce qu’en finissant ce manteau je me suis rendue compte d’où venait l’inspiration, l’obsession qui m’a fait VOULOIR ce manteau sans bien savoir pourquoi je le voulais ABSOLUMENT comme ça. Il s’agit du manteau que porte Malicia au tout début du premier X-men, quand elle fugue de chez ses parents et rencontre Wolverine. J’avais complètement craqué sur ce manteau quand j’avais vu le film pour la première fois ! Voici quelques captures d’écran pour vous montrer :

Au final les éléments clés se retrouvent effectivement dans mon manteau : une couleur originale qui met la couleur des yeux en valeur, une graaaaaaande capuche, un buste ajusté et un je ne sais quoi de romantique. Quand j’en ai fait la remarque à Cherzétendre, il a répondu : « ben oui, j’avais compris que ça te venait de là dès le début, pas toi ? ». Se rendre compte que l’autre vous comprend mieux que vous ne vous comprenez vous-même, ça fait bizarre ^^ Au passage, merci à Cherzétendre qui a eu la patience de prendre les photos lors d’un dimanche après-midi de balade dans Paris !

Ça vous est arrivé, à vous, de réaliser un fantasme fringuistique vieux de plus de 10 ans (oui oui, X-men est sorti en 2000) presque sans vous en rendre compte ?

Belladone

On continue la série « découverte des patrons Deer&Doe » ! Aujourd’hui, penchons-nous sur le cas belladone. Belladone est la plus sexy des robes à col rond près du cou. Et ce grâce à son sublime décolleté dorsal !

Il s’agit du premier patron que j’ai testé pour Nessie. Bien sûr, sur le papier, il m’a tout de suite emballé. Entre le dos et les poches, je ne pouvais que l’aimer 😉 Par contre je vous préviens tout de suite : pas la peine de réclamer des photos sur lesquelles on voit bien les poches et la jupe, parce que ces parties ont changé entre la version que j’ai cousu et celle que vous pouvez aujourd’hui acheter ^^

J’ai coupé dans un vieux coupon de chez Stop Tissu, à la composition inconnue, d’une belle couleur vert d’eau. Histoire de bien mettre l’accent sur les découpes du dos, je l’ai bordé de dentelle blanche. J’ai utilisé un biais blanc à motifs vert d’eau pour border le col et les manches. Pas de problème de montage particulier à rapporter, tout s’est bien passé (en bonne testeuse, j’ai obéi aveuglément aux instructions).

Finalement, elle me plait bien. Mais il y a un mais… Je trouve que le décolleté très près du cou ne me met pas vraiment en valeur, ça a tendance à me tasser. Du coup, quand j’en coudrai une nouvelle version, je ferai une encolure ronde un peu plus grande.

Elfe urbaine

Au moment de ressortir les affaires d’hiver des cartons, on fait le bilan, forcément. Et là, c’est le drame : en passant en revue toutes les écharpes et autres couvres-tête, on se rend compte qu’il manque un truc… Dans mon cas : il n’y a pas de bonnet vert ! Nan mais vous vous rendez compte ? Alors que le vert, c’est joli, et puis ça fait ressortir les yeux verts, tout ça tout ça.

Genre j’avais besoin d’une excuse pour me tricoter un truc… J’avais déjà craqué, il y a un bon moment, sur la heelhead scarf : un combiné écharpe + capuche, parfait pour se sentir bien au chaud.

Fidèle à ma bonne excuse, j’ai acheté de la laine verte (de la 220 de Cascade Yarns). J’en ai utilisé quasiment 3 pelotes, tricotées avec des aiguilles 6.

J’ai apporté quelques modifications au modèle original : j’ai fait la cagoule plus profonde, j’ai fait les parties « écharpes » plus longues et j’ai remplacé les torsades par une bordure de feuilles piquées dans  le livre « les bordures en tricot » de Nicki Epstein.

Bon, je ne vais pas la jouer discrète sur ce coup-là : j’ADORE mon écharpuche ! Qui c’est qui va aller se la jouer elfe urbaine dans le métro ?